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Trouver un associé sur Internet: les clés d'une prise de contact réussie |
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Écrit par l'équipe PartnPro
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mercredi, 21 octobre 2009 |
Dans la recherche d'un associé sur Internet, il y a un élement au moins aussi crucial que la rédaction de la petite annonce, c'est le premier contact entre futurs possibles associés. Tel est l'un des principaux enseignements de l'appel à témoignage lancé cet été auprès des membres de PartnPro et auquel vous avez été quelques uns à répondre. Notre récapitulatif de ce qu'il faut faire - et ne pas faire - pour que ce premier contact soit fructueux et ce qu'il faut faire après pour que la collaboration se concrétise au mieux.
- Préférer le téléphone pour vous faire une première impression. Mieux vaut un bref échange téléphonique qu'un long échange d'emails, de l'avis général. "Si une conversation téléphonique ne permet pas de savoir si une personne sera la bonne, elle permet au moins de savoir si cette personne ne sera pas la bonne", explique Marc M. Comme dit le chasseur de tête Daniel Jouve, "fiez à votre première impression , surtout si elle est mauvaise!". A éviter: demander à votre correspondant de vous envoyer son CV avant de lui proposer de l'appeler. Vous risquez de faire fuir un certain nombre de personnes. "C'est très désagréable. On n'est pas dans une recherche d'emploi avec un lien de subordination employé/employeur mais dans une recherche de partenariat d'égal à égal" souligne Bernard L qui écarte sytématiquement toutes les propositions de rendez-vous commencant par une demande d'envoi de CV au préalable. A l'issue du premier contact, demander un CV et/ou des références à son interlocuteur est, en revanche, fortement conseillé et même impératif (voir article vérifier un partenaire en affaire ).
- Préparer l'entretien soigneusement en définissant bien les points importants sur lesquels vous voulez des réponses de la part de votre interlocuteur mais aussi les informations que vous voulez lui communiquer et celles que vous ne voulez peut-être pas encore lui communiquer. Pour que cet entretien soit fructueux, il faut avoir bien réfléchi aux informations que vous voulez recueillir: profil, compétences, apport, etc de votre futur associé. Faites vous une liste pour ne rien oublier mais attention, il ne s'agit pas de lui faire passer un interrogatoire de police. Soyez attentif et ouvert aux propositions qui peuvent vous être faites. On a parfois une vision préconcue du profil d'associé ou du type de projet que l'on recherche. La bonne personne ou le bon projet peut être au final très différent de ce que vous avez imaginé. L'intérêt pour le projet, la motivation et la disponibilité sont des éléments cruciaux souvent sous-estimés. Votre interlocuteur aura aussi sûrement aussi des questions à vous poser. N'oubliez pas que l'échange d'informations se fait dans les deux sens. Mais prudence sur les informations que vous communiquez. Vous connaissez peut être cette légende d'un dessin fameux du New-Yorker montrant deux chiens devant un ordinateur. "Sur Internet, personne ne sait que tu es un chien". Rien de plus facile sur Internet, en effet, que de se créer une adresse email sous un pseudonyme, voire un site web, et de se faire passer pour ce qu'on est pas. A ne pas faire: communiquer des informations stratégiques sur votre projet, plan d'affaires, concept etc. à quelqu'un dont vous n'êtes pas parfaitement sûr - dans certains cas faire signer une clause de confidentialité est vivement recommandé - et encore moins évidemment des informations personnelles du type numéro de carte d'identité, de securité sociale ou de compte bancaire, à proscrire absolument et qui sont synomymes d'arnaque.
- Se rencontrer aussi rapidement que possible pour confirmer ou infirmer la première impression par téléphone. Même si de plus en plus de projets, en particulier ceux qui ont trait à Internet, peuvent être développés à distance par plusieurs personnes sans que ces dernières se soient rencontrées en dehors de la Toile dans la "vraie vie", un rendez-vous en"chair et en os" si les distances le permettent est le meilleur moyen de vérifier "le bon fit" entre futurs associés, pour reprendre l'expression de Magali P. Etes vous en phase avec cette personne? Vous voyez vous associé à cette personne? Par quoi est-elle motivée? Vous inspire-t-elle confiance? Prenez le temps d'approfondir vos impressions et de compléter vos informations, en vous mettant d'accord, par exemple, sur un plan d'actions à réaliser avec un certain nombre d'étapes à franchir préalabement à la mise en place de votre association. Vous éviterez des incompréhensions et des mauvaises surprises. A éviter: s'emballer trop vite et faire des promesses que vous ne pourrez pas tenir. Emporté par l'enthousiasme des débuts et l'envie de convaincre, il n'est pas rare qu'on se montre exagéremment optimiste au risque de créer des désillusions par la suite.
- Se faire accompagner par un expert comptable ou un avocat pour valider les termes de votre association. Vous et votre ou vos futur(s) associés vous êtes testés sur un certain nombre de points et avez appris à vous connaître. Vous êtes prêt à finaliser votre accord. Mettez noir sur blanc les termes de votre accord dans un "pacte" d'associés ou d'actionnaires, selon le type de l'entreprise et prenez rendez-vous ensemble avec un professionnel."C'est essentiel de faire appel à un professionnel qui a l'expérience de ce genre de contrats. Il peut vous alerter sur certaines difficultés liées au partage du capital et des responsabilités par exemple", explique Myriam B. Ce rendez-vous peut aussi servir de révelateur.Dans le cas de Myriam B, un des associés, après avoir travaillé pourtant plusieurs mois à la création d'un site web, en marge de ses activités professionnelles, a pris conscience qu'il n'était pas prêt à se lancer dans la création de l'entreprise et à y investir financièrement. "C'est dommage pour lui car son implication nous a permis de bien avancer sur le projet mais il fallait mieux que cela se passe avant lacréation de l'entreprise qu'après". A ne pas faire: laisser des zones d'ombre ou des incertitudes en se disant qu'il sera bien assez temps de les règler quand les choses seront signées. Il vaut mieux clarifier les choses en amont et de ne pas précipiter les choses. S'associer et finaliser une assocation est un processus de longue haleine qui se compte manifestement plus en mois qu'en semaines.
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